From France to Florida


Mercredi 29 janvier 2020. Paris Orly. Nous embarquons dans un Airbus A330 de la compagnie CORSAIR. Le temps est avec nous, les dix heures de vol se passent plutôt bien avec quelques turbulences par ci par là, mais rien de bien méchant. Même pas de quoi affoler les garçons, qui ne prennent l’avion que pour la deuxième fois de leur vie. Après trois films, et deux tentatives de sieste avortées par un crâne bien trop attiré par la gravité, nous nous posons à 23h (heure française) / 17h (heure locale). La fatigue commence à se faire sentir, mais l’excitation d’être enfin arrivés chez tonton Sam prend le dessus. Nous sommes impatients de découvrir l’extérieur de l’aéroport, et de faire nos premiers pas en famille en Floride. Mais avant cela, il faut passer par le protocole, celui que je redoutais, persuadé que nous allions être passés au peigne fin, nos bagages fouillés, le drone (chinois) confisqué … etc. Je m’étais monté un scénario opposé à l’accueil que nous avons reçu.
Nous arrivons au service d’immigration. Il va falloir être bon, et « vendre » notre projet comme nous l’avions expliqué à l’ambassade américaine à Paris, lorsque nous étions allés faire nos VISA. A peine dix minutes d’attente et nous voilà devant un officier des douanes américaines. Les questions s’enchaînent rapidement. « Why are you here ? » « How long do you stay ? » « Where are you going tonight ? And tomorrow ? And after ? ». Je réponds tranquillement à ses questions, il faut dire que je m’étais préparé, comme si j’allais passer un entretien. Hors de question de se faire planter à l’immigration après avoir travaillé plus d’un an sur le projet ! Pendant ce temps-là, le douanier nous photographie et tapote sur son ordinateur, le visage dur, l’air peu commode. Puis il me demande « How do you manage with work ? ». Je lui réponds que je viens juste de quitter l’armée de l’air française. Son visage s’éclaire et se détache de son écran, pour me fixer l’air interrogatif. Après quelques questions supplémentaires, il comprend que j’étais pilote de chasse. Cette profession est aux Etats-Unis ce que « Sésame, ouvre-toi » est à Ali Baba. La discussion devient nettement plus drôle et le douanier me confie ses rêves passés, son admiration pour les militaires, et nous ouvre les portes de son pays après seulement quelques minutes. Super ! Ca commence plutôt bien. Nous filons chercher nos bagages. Un beagle habillé comme un vrai petit policier flaire les affaires de tout le monde, à la recherche de produits non autorisés. Le temps de nous amuser de l’accoutrement de ce toutou, nos bagages arrivent. Aucun ne manque à l’appel et nous partons vers la sortie, en espérant que la déclaration aux douanes et l’éventuelle fouille se passeront bien. Arrivés devant les portes coulissantes donnant sur l’extérieur de l’aéroport, nous nous rendons compte qu’il n’y avait aucun filtrage. Double super ! A peine trente minutes que nous sommes sortis de l’avion, et nous voilà déjà dehors, prêts à affronter la première partie logistique de notre périple. Quelle facilité déconcertante. Nous n’en revenons pas. L’accueil a été simple, rapide, sympathique et efficace. Welcome in Florida !

Nous rejoignons notre hôtel avec une navette gratuite spécialement affrétée, et nous prenons nos quartiers.
Dans le couloir d’entrée, une porte indique le restaurant de l’hôtel. Nous pensons trouver une salle avec quelques tables, et un service feutré. Une cafétéria d’hôtel telle qu’on les connaît. Erreur. Nous rentrons dans un énorme pub-restaurant, tout en bois et brique rouge, avec d’innombrables décorations sportives sur les murs. La musique folk est agréable, l’ambiance chaleureuse, et une vingtaine de téléviseurs sont agencés sur le haut des murs, diffusant toutes sortes de sport, du tennis au hockey, du basket au football américain. Ca paraît insensé. Mais c’est bien réel. La démesure américaine commence à perdre tout son sens. Nous profitons d’un diner typique, caloriquement efficace, et nous allons nous coucher.

Première nuit et première leçon. Fermer la porte à clé. Le bruit de la clenche qui s’agite nous réveille en même temps, Valou et moi. Surement la femme de ménage qui ne prend pas en compte le « Do not disturb » qui pendouille sous son nez. Il doit être tard et nous sommes encore au lit. Mais pas du tout. Il est 1h du matin en Floride. Nos cerveaux ne comprennent pas trop ce qu’il se passe. Valou se lève pour regarder le lit des garçons et là, horreur, il en manque un ! Luka n’est plus dans la chambre. Pas dans son lit, pas plus que dans la salle de bains. Valou file en trombe ouvrir la porte, et découvre Luka en caleçon dans le couloir de l’hôtel, tentant en vain de rentrer dans la chambre. On ne sait pas s’il a fait une crise de somnambulisme ou s’il s’est trompé de porte en voulant aller aux toilettes. Le fait qu’il ne se soit pas inquiété dans le couloir, et qu’il ne se souvienne de rien, nous fait pencher pour la première option. Bon. Un paramètre à intégrer désormais ! On va verrouiller les portes pour ne pas vivre de nouveau ce type d’événement !
Nous nous levons à 5h30, et attendons patiemment 6h pour l’ouverture du petit déjeuner. Quelques verres de jus d’orange par terre plus tard (les garçons ont cette manie de baptiser les endroits où ils passent), nous allons patienter au bord de la piscine en attendant de pouvoir aller chercher notre voiture de location.

Les garçons et moi prenons un Uber pour rejoindre l’agence de location, et revenons trente minutes plus tard avec un énorme 4×4 essence (ici 90% des véhicules roulent à l’essence). J’avais commandé un véhicule capable de charger nos quatre grosses valises, nos sacs à dos, ainsi que nos quatre paires de fesses. Il fallait bien ça pour rejoindre Cocoa Beach, notre premier lieu de villégiature, à quelques trois heures de route au nord de Miami. Il est désormais temps d’affronter la circulation d’une telle mégalopole. Comprendre le fonctionnement des panneaux et des feux de circulation, suspendus au milieu des carrefours. C’est un peu perturbant à première vue mais on s’y fait vite. La conduite est agréable. Les autoroutes sont larges (on a déjà emprunté une six voies !). On double indifférement à gauche ou à droite. Et nous n’avons pas vu de radars à tout va …

En arrivant vers Palm Bay, nous nous arrêtons pour visiter un premier RV (Recreational Vehicle = Camping Car). La visite est rapide. Les photos sur l’annonce étaient aussi alléchantes que le prix demandé, et nous comprenons vite pourquoi. Le RV est plein d’humidité. La cellule a travaillé et les pièces ne sont pas saines… Next ! On part à l’hôtel prendre en compte notre chambre pour les neuf prochains jours.
Le repas est vite avalé, les garçons s’écroulent littéralement sur leurs sièges, pris d’un violent coup de Jet Lag. Direction le lit. Il n’est que 20h ici.

Nous nous sommes donnés jusqu’au 8 février pour trouver notre future demeure, et nous allons visiter dès le lendemain deux autres RV. Une journée où nous allons parcourir 465 miles soit environ 750 Km.
De Cocoa Beach à Englewood pour une première visite. Cap au nord sur Leesburg pour une deuxième visite, puis retour à Cocoa Beach. Mais ça, nous vous en parlerons dans un prochain article.

#roadtrip USA

Catégories :Non classé

3 commentaires

  1. Hello les amis,sayez l aventure commence ,la biz a trump😉

    J’aime

  2. Sympa le coup de chaud de la petite escapade nocturne de Luka dès la première nuit ! Ça fera un « bon » souvenir de plus !!
    On pense bien à vous ! La bise

    J’aime

Laisser un commentaire