Dimanche 09 février.
Tout le monde est excité. Nous allons nous rendre à Cape Canaveral pour ma journée d’anniversaire. Quel incroyable symbole. Moi qui vient de raccrocher avec l’aéronautique. Me voilà propulsé avec ma famille sur ce site emblématique, unique, et ô combien légendaire : Kennedy Space Center. Nous avons une trentaine de minutes de route, et nous roulons tranquillement, histoire d’apercevoir sur les bas côtés quelques alligators. Bonne pioche ! Nous en voyons quelques-uns et au fur et à mesure que nous nous rapprochons de KSC, nous en voyons davantage. Le coté sauvage est largement préservé et c’est une bonne nouvelle. Nous arrivons sur le site et passons au guichet. D’entrée, les quelques fusées installées dans le « Rocket Garden » en imposent. « EXPLORE ». Tel est le maître mot ici. Ne vous inquiétez pas, nous avons bien l’intention de ne pas en perdre une miette !



Nous allons visiter le bâtiment dédié aux héros de l’espace. Nous sommes pris dans un film en 3D (voire 4D avec le vent simulé), nous projetant aux confins du système solaire. Conquis, nous arrivons dans une pièce identique à la salle de contrôle des missions « Mercury ». C’est sous ce nom que les américains ont envoyé leurs premiers hommes dans l’espace. Alan Shepard fut le premier à y voyager, lui dont la statue trône fièrement à l’entrée du « Hall of Fame ». John Glenn fut le premier à effectuer une orbite autour de la terre. C’était lors de la mission « Friendship 7 », celle mentionnée sur le panneau de la salle de contrôle. Tant de noms défilent, comme autant de mythes de l’épopée spatiale. Armstrong, Aldrin, Lovell … Nous explorons ! Oh ça oui ! Nous sommes empreints d’émotion. Dire que c’est d’ici que ces missions sont parties. Dire que c’est d’ici que des hommes sont partis sur la lune. C’est incroyable.





Nous continuons la visite avec le building « Atlantis ». Il retrace toute l’histoire de la navette spatiale, celle ayant transporté nos talentueux aventuriers français : Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry. Au programme : film historique sur écran grand format. En fin de projection, l’écran devient translucide, et la navette Atlantis (la vraie !) apparaît, sur fond de musique de super-production. L’écran s’ouvre et nous accédons aux abords de cette impressionnante machine volante. Waw. Ça fait son effet. Nous en avons les poils hérissés. Le show est impeccable.


Le hangar accueillant la navette propose plusieurs simulateurs. Certains permettent de manœuvrer le bras articulé de la navette, certains proposent de tester une sortie extra véhiculaire, d’autres permettent de poser la navette. Ayant tout testé, avec plus ou moins de réussite, mais avec un réel engouement, nous accédons au simulateur de décollage en fusée. Affaires déposées et poches vidées, nous nous installons. Le simulateur s’incline en arrière avant le compte à rebours. Nous sentons la gravité s’exercer, le dos ancré dans le siège, puis les moteurs s’allument. Tout vibre avec vigueur. Nous « arrivons » en orbite et le simulateur s’ouvre, comme la navette ouvrirait son sas supérieur, pour nous permettre d’admirer la Terre, l’espace de quelques secondes. Nous voilà en train de survoler la Corse. Juste la Corse. Puis les portes se referment. Stupéfiant. L’île de beauté mise en lumière ici, en Floride. Celle qui nous a rassemblé Valou et moi, nous ayant au fil du temps permis d’en arriver là …



La conquête est totale ! Enfin .. Pas vraiment. Il nous reste encore une grande partie à visiter. Nous prenons un bus pour passer devant le VAB (Vehicle Assembly Building). Là où sont assemblées les fusées avant de rejoindre le pas de tir. Mon coeur bat la chamade. J’étais ici il y a 3 ans, et nous avions survolé cet endroit. L’émotion est intense. A l’époque, je ne me serais jamais douté que je reviendrai ici avec ma famille. Mais nous y sommes, et nous en profitons au maximum.

Nous continuons le tour en passant près des pas de tir du programme « Space X », puis nous arrivons au hangar accueillant le lanceur « Saturn V ». Celui-là même ayant envoyé des hommes sur la lune. C’est gigantesque. A tel point qu’il est difficile d’imaginer le lanceur en position verticale. Nous nous essayons à un simulateur pour poser le LEM sur la lune, et admirons et touchons quelques pierres venues tout droit de notre satellite. La combinaison d’Alan Shepard est là, préservée dans son écrin de verre, ainsi que d’autres pièces emblématiques de ces voyages extra-terrestres.




Nous regagnons la sortie au crépuscule. Nous nous arrêtons une dernière fois devant le sigle de la NASA, et devant le chronomètre conçu en 1969 pendant le programme « Apollo », afin de prendre quelques (dernières) photos souvenir.



Nous reprenons la route avec cette phrase en tête : « We are Go for Launch ! ». Ce soir, un lancement est prévu à 23h. Cette phrase prend alors tout son sens, car effectivement, nous n’attendons que ça ! Après un repas sur le pouce, nous nous dirigeons vers la plage de Cape Canaveral. Les garçons dorment dans la voiture. Nous les portons et arrivons sur la plage. Nous déployons une serviette, et patientons au milieu d’une foule venue en nombre pour l’occasion. Timing parfait ! Pas le temps de contempler l’endroit que le lanceur Atlas V411 de la NASA allume ses moteurs. Il décolle aussitôt dans une boule de feu allumant le ciel en réponse à la pleine lune. A son bord, une sonde européenne nommée « Solar Orbiter », partie pour explorer le soleil d’ici quelques années. Elle s’en approchera à seulement 42 millions de kilomètres. Une pacotille…
Nous rentrons à l’hôtel, exténués par tous ces chiffres de grandeur, toutes ces notions que nous ne maîtrisons pas. L’espace qui nous entoure mérite d’être encore exploré. Il détient à coups sûrs d’innombrables secrets. Espérons qu’un jour nous reprendrons notre marche en avant, sous une bannière de liberté et de paix, comme le disait le président Kennedy.
En tous cas, pour l’heure, je savoure cette journée comme un cadeau merveilleux.
Happy Birthday to Me !



#roadtrip USA


Impressionnant !!!
Merci pour la visite du site!
Biz les amis!
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