Vendredi 14 février.
Nous attaquons la tournée des parcs d’Orlando. Le verbe n’est pas choisi à la légère. Même si l’endroit revêt un caractère enchanteur, dépaysant, parfois idyllique, il n’en demeure pas moins un objectif pris d’assaut par des dizaines de milliers de personnes, et ce, quelle que soit la période de l’année. Environ 150 millions de personnes envahissent les parcs Disney chaque année à Orlando. Rien que pour Magic Kingdom (le parc le plus emblématique), c’est plus de 20 millions de personnes par an, soit environ 55 000 personnes par jour. A titre de comparaison, Disneyland Paris accueille environ 9 millions de visiteurs par an. Jugez plutôt.

Malgré cette prévisible cohue, nous avions promis aux enfants (et un peu à nous même il est vrai) de faire ces parcs dès le départ de notre road trip. Nous ne devrions plus en faire de tout le parcours. A peine un arrêt d’une journée au parc LEGO en Californie, mais pas plus. Les parcs seront surtout … naturels. De plus, c’est un budget conséquent dans le voyage. Nous avons donc opté pour un stationnement dans un RV Park à Kissimmee non loin de Disney, avec des trajets journaliers en taxi Uber. Ça revient à peu de choses près au même tarif que le parking du RV chez Mickey, avec les soucis des trajets et des bouchons en moins.
Magic Kingdom

Concernant Disney, les tickets d’entrée comprennent un « Fast Pass ». C’est à dire la possibilité de choisir trois attractions par jour, pour lesquelles il n’y a pas à faire la queue. Enfin … Moins que la file normale. Mais n’étant pas des adeptes, nous découvrons le système le jour même, et évidemment, les attractions proposant un accès « Fast Pass » sont peu nombreuses. Surtout, les principales sont prises d’assaut. Les temps d’attente sont horriblement longs. Il faut compter 120 minutes d’attente en début de journée, et jusqu’à 180 minutes ensuite. Nous battrons même un record sur l’attraction « Avatar » pour laquelle nous attendrons 210 minutes au lieu des 130 promises. Heureusement que les décors sont géniaux, et que les garçons sont adorables. Sinon, ça pourrait vite tourner au fiasco total.
Lors de notre première journée à Magic Kingdom, des personnes nous accostent en milieu d’après-midi et nous demandent combien nous sommes. Quatre, c’est parfait ! Ils ont des tickets « Fast Pass » valables pour dix et ils ne sont que six. Ils nous invitent à faire la maison hantée. Génial, nous évitons une heure d’attente. Nous les perdons de vue dans la queue car les garçons deviennent de plus en plus réticents à mesure que l’on s’engouffre dans le manoir. A notre grande surprise, ils nous attendent à la sortie pour nous offrir deux tickets supplémentaires. Nous les mettons à profit dans la foulée, en évitant de nouveau des files d’attente déraisonnables.
Le parc est quasiment identique à celui que nous connaissons à Paris. Les décors, les manèges, le château, l’atmosphère, la musique, les embouteillages de poussettes, même la météo pluvieuse du jour : tout nous rappelle la capitale !
Nos préférences pour ce parc :
Maxan met « Winnie l’ourson » en haut du panier.
Luka, Valou et moi votons pour « Space Mountain » (pour l’anecdote, nous le trouvons moins bien qu’à Paris. Un peu plus long, mais sans aucune planète pendant le trajet).











Epcot

Samedi 15 février.
Visite du parc EPCOT. C’est une nouveauté pour nous. Il y a un peu moins de monde que la veille. Quoique… Ça reste vraiment surpeuplé ! Ce parc est tourné vers la planète, son histoire, son futur. Attractions tournées vers l’écologie, univers parlant d’énergie et d’entraide, aquariums, mais aussi un endroit consacré à l’espace. A ce sujet, nous faisons ici une attraction très surprenante et on ne peut plus intense : « Mission Space ». Une simulation de décollage en fusée, puis un passage vers la lune, avant d’atteindre Mars et naviguer dans ses canyons, suivi d’un atterrissage mouvementé. La cabine exiguë accueille quatre personnes et le tableau de bord se referme près du corps. Claustrophobes s’abstenir ! Là où l’attraction surprend, c’est qu’elle est montée sur une centrifugeuse. Et je dois dire que c’est vraiment bluffant. Les accélérations subies sont très efficaces, et il suffit de quitter des yeux l’écran en face de soi quelques secondes pour avoir les gyros qui s’affolent. Les cris dans la cabine répondent aux G ressentis. L’immersion est incroyable ! Maxan en sort avec le sourire, Luka quelque peu décontenancé, et Valou avec les cordes vocales abîmées. Quant à moi, je suis agréablement surpris par la dose de sensations que je ne m’attendais pas à revivre de sitôt.



Le parc propose également une attraction nommée « Soaring Around the World ». Pour ceux qui ont fait le Futuroscope de Poitiers, c’est l’équivalent du Voyage Extraordinaire. Assis les pieds dans le vide, avec des lunettes 3D, c’est une ballade autour du globe, aussi belle qu’enivrante.
Au bilan, c’est une journée pleine de découvertes et riche en émotions que nous ramenons dans nos souvenirs.
Concernant les préférences, elles sont une nouvelle fois à trois contre un : Maxan, Luka et Valou votent pour « Soaring Around the World ».
Je reste conquis par « Mission Space ».




Hollywood Studios

Dimanche 16 février.
En avant pour Hollywood Studios. Comme à Paris, nous retrouvons la même atmosphère, et les mêmes décors. La fameuse tour de l’horreur est bien présente. Tout comme les attractions Toy Story.






Mais la vraie plus value du parc réside dans l’univers Star Wars. Si l’on n’est pas fan, on ne peut qu’être admiratif de la qualité (et de la grandeur) des décors. Si l’on est fan, comme moi, c’est une immersion totale, impressionnante de réalisme. Chaque décor est détaillé, chaque détail est pensé. Des Stormtroopers plus vrais que nature se baladent dans les rues. Les vaisseaux emblématiques sont présents, notamment le Faucon Millenium (même si… bon… ce n’est pas un chasseur). Toujours est-il que c’est là que se situe la nouvelle attraction.





La file d’attente nous fait parcourir une bonne partie des décors extérieurs de la zone, avant de nous permettre de nous engouffrer dans la montagne et rejoindre notre monture.





L’arrivée dans le Faucon est ultra réaliste. Les couloirs, la table, les matières. Je ressens même la force tout autour de moi, et sur mon épaule ! A moins que ce ne soit la main de la personne me demandant d’arrêter de rêver, et de me diriger vers le poste de pilotage. Là encore, on s’y croirait. Les garçons s’installent aux postes avants, et nous nous installons derrière eux. La virée ne dure que quelques minutes. Mais en vitesse lumière, tout est relatif non ? Le temps est sans importance. Seule la vie est importante ! Et nous vivons pleinement l’instant. Le rendu est extrêmement bon, même s’il n’y a pas de véritable sensation d’accélération. Nous sortons conquis, et c’est sans surprise que l’attraction sera élue à l’unanimité « Ride of the Day ».







Animal Kingdom
Mardi 18 février.
C’est avec un jour de repos pour les pieds que nous attaquons la deuxième mi-temps. Nous arrivons à « Animal Kingdom » en début de matinée sous un soleil radieux. Une fois de plus, nous sommes loin d’être seuls. Les premiers pas dans ce parc nous transportent dans une nature tropicale luxuriante. Beaucoup moins de place au bitume, et bien plus aux plans d’eaux et autres arbres délirants. Le plus emblématique du parc, placé en plein milieu est nommé « Tree of Life ». C’est la reproduction d’un baobab géant, haut de plus de 40 mètres, dont le tronc est gravé de plus de 300 sculptures d’animaux et abritant une attraction au creux de ses racines. Cet arbre est un concept, existant dans de nombreuses mythologies, représentant une source de vie, ainsi que la symbiose.

Plusieurs endroits du parc sont uniquement dédiés à la balade, dans des décors tout droit venus d’Afrique ou d’Asie. C’est saisissant. On a beau se dire que tout est artificiel, le dépaysement est là.








Nous allons faire un manège nous amenant à l’époque des dinosaures, puis nous allons patienter pour effectuer l’attraction phare : « Avatar ».

L’environnement est une nouvelle fois soigné. Les rochers suspendus sont un véritable tour de force.




Quant à l’attraction elle même, elle nous fait oublier les 3h30 de queue. Tout simplement magnifique. Magique. Sans nul doute l’attraction incontournable de l’univers Disney. Installés sur un siège mobile en position de motard, avec des lunettes 3D, face à un écran gigantesque, le voyage dans le monde d’Avatar est superbement rythmé, rempli de sensations de vitesse, de chute, d’accélération. Les projections d’eau, le vent sur le visage et les fragrances environnantes rajoutent au réalisme du périple. Lorsque l’écran s’éteint, on en re demande, mais la file nous rappelle qu’il y a d’autres parties du parc à explorer avant la nuit. Nous allons voir Minnie et Mickey pour la photo souvenir, puis nous rejoignons la sortie au crépuscule, sous les halos du spectacle maritime. Maxan ne retiendra pas Avatar, s’étant mis la pression quelques minutes avant d’entrer dans le manège. Il gardera en mémoire les montagnes russes plutôt féroces de l’attraction « Everest ». Quand au reste de la tribu, c’est sans conteste le monde de Pandora qui fera office de numéro un pour cette dernière journée chez Disney.




Universal Studios

Mercredi 19 février.
Chez Universal Studios, le concept est légèrement différent. Il faut payer (le double du ticket d’entrée) pour avoir un accès rapide aux attractions. Le parc est plus cher que Disney, et il y a moins d’attente. C’est donc une option superflue. En première partie de journée, jusqu’à 11 heures, c’est même carrément agréable, tellement c’est fluide. Nous en profitons pour enchaîner plusieurs attractions. Les univers sont très sympathiques. Transformers, Simpsons, E.T, Men in Black, Retour vers le Futur, Fast and Furious, Harry Potter … D’ailleurs, le décor de ce dernier est à l’image des grosses cylindrées chez Disney : impeccable !





Nous allons faire l’attraction « Escape from the Gringotts ». Une aventure en wagon dans la célèbre banque tenue par les Gobelins. Nous avons besoin d’extraire quelques sacs de dollars, car les garçons souhaitent une baguette magique en souvenir, disponible dans les boutiques Ollivander du secteur. Elles permettent à tous les apprentis sorciers qu’elles ont choisi, de faire fonctionner divers objets ou diverses structures réparties dans ce monde magique. Le marketing est lui aussi … impeccable !


C’est donc délestés de deux lingots d’or que nous poursuivons notre quête dans ce parc. Nom de Zeus ! Partout où nous passons, nous en prenons plein les yeux.


Nous passons allègrement les 88 miles à l’heure dans l’attraction « Fast and Furious ».

Et nous absorbons les 2,21 Gigowatts du spectacle de musique urbaine des « Beat Builders » sans problème.

Le parc se met aux couleurs du carnaval et de Mardi Gras, mais nous verrons cela de manière plus authentique lors de notre prochaine étape à New Orleans.


Pour l’heure nous rejoignons la sortie, en énumérant nos préférences du jour. Maxan et Valou ont adoré le tour de wagon dans le monde d’Harry Potter. L’histoire, la dynamique et les lunettes 3D offrent effectivement un superbe spectacle. Luka reste conquis par l’attraction Men in Black. Dégommer des Aliens, il en fait son affaire ! Quant à moi, je reste sur ma première impression du jour, Transformers. Un voyage rempli d’adrénaline au coeur du royaume des robots.



Islands of Adventure

Jeudi 20 février.
C’est le dernier jour de parc. Très franchement, on ne va pas cracher sur notre sort, loin de là, mais on est presque contents d’en arriver à bout. Si c’était à refaire, nous aurions espacé davantage, afin de mieux apprécier. Malgré tout, on se régale ! Et nous abordons donc aujourd’hui les îles thématiques du deuxième parc Universal. Il y a moins d’attractions que la veille. C’est un peu plus léger à première vue. Enfin … à première vue seulement. Car après avoir passé l’univers de « Cat in the Hat », du royaume de Poseidon, et avoir rencontré le chat potté et King Julian, nous arrivons une nouvelle fois dans l’univers d’Harry Potter.




Après avoir apprécié la reconstitution de la banque londonienne, ainsi que ses quartiers alentours la veille, nous arrivons cette fois-ci au pied du célèbre château de Poudlard. C’est assez impressionnant tant l’édifice en impose. Malheureusement pour nous, l’attraction n’est pas accessible aux enfants de petite taille. Et sans attraction, pas de visite de l’intérieur. Il faut obligatoirement passer par la case file d’attente (annonçant 130 minutes) pour avoir accès aux décors, et in fine ne pas faire l’attraction. Tant pis, nous passons notre tour, et allons faire un tour sur l’hippogriffe d’Hagrid, puis les garçons trouvent de nouvelles structures à animer avec leurs baguettes magiques.



Nous faisons étape au Jurassic Park, pour une aventure préhistorique plutôt … humide ! Pour la balade, nous empruntons un bateau qui termine sa course par une folle descente d’environ dix mètres dans un plan d’eau, procurant une fraîcheur aussi inattendue qu’efficace. Luka place cette attraction numéro un de son classement.

Niveau humidité, nous mettons la barre encore plus haut avec « Popeye ». Une descente en rivière dans une énorme bouée, après laquelle il est impossible de rester sec. Nous ne faisons pas exception, et restons trempés jusqu’au retour au RV. En tous cas, ça reste un grand moment de rigolade. Maxan n’hésite pas longtemps à trancher entre Jurassic Park et Popeye. Plus il y a d’eau et mieux c’est ! Popeye arrive en tête de sa journée.
Nous nous relayons avec Valou, de manière à faire l’attraction « King Kong », car les garçons s’accrochent à nos bras alors que nous débutons la file d’attente. Hors de question de les traumatiser, et bien envie de ne pas passer à côté de ce manège alors que nous avons le temps. Bien vu ! Il devient le vainqueur du classement de Valou. Il faut dire que c’est saisissant. Le gorille nous aide à affronter une meute de dinosaures agressifs. Il nous sauve la mise plusieurs fois, avec une proximité parfois terrifiante.
Nous finissons la journée par l’île des super-héros. Un monde d’arcade, accueillant l’un des manèges les plus délirants de Floride : Hulk.




Une montagne russe débutant dans un tube, avec une propulsion directe, et envoyant tonneaux, loopings, et John Derry (une figure de voltige, pour les profanes) sur un parcours aussi long que génial. Je vote Hulk ! D’ailleurs, je le refais une seconde fois avant de partir du parc, car ce n’est pas demain la veille que je me retournerai « la crêpe » à nouveau.
En effet nous quittons la Floride dès samedi, pour rejoindre la Louisiane, et assister à la fin du Carnaval de New Orleans.
Nous avons hâte de découvrir autre chose. Voilà presque un mois que nous sommes en Floride. Il est grand temps de partir vers l’ouest. Que l’aventure commence !

#roadtrip USA
Sacré semaine dans les parcs d’attraction ! Effectivement vous devez avoir eu « votre dose » ! J’adore tes T-Shirts NASA et Kennedy space center ! Gros mytho !!! Bonne route, cap à l’ouest !! Bises des Quems qui sont fans de votre blog !!
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C’est magnifique !!!
On s’y croirait presque! Les photos sont magnifiques mais sans les sensations c’est génial de vous suivre!!!
Le monde d’avatar m’aurait vraiment plu!
👍🏼😘😘😘😘
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