Welcome Arizona


Jeudi 14 Mai.

Ça y est. Nous quittons le Texas. Notre étape est prévue à Las Cruces dans le Nouveau-Mexique. Jusqu’ici, nous avons pu circuler librement au Texas. Les restrictions de déplacement sont levées. Par contre au Nouveau-Mexique et en Arizona, le « Safe at home » est toujours en vigueur. Nous ne savons pas comment ça va se passer à la frontière entre les deux états. On croise les doigts, pour ne pas se faire refouler. Nous passons par « El Paso », ville frontière entrouverte sur le Mexique, puis nous poursuivons vers le Nord.

Au passage du panneau de bienvenue, il n’y a absolument aucun barrage, ni contrôle. La circulation est libre. Ouf. Le camping est en face de la chaîne de montagnes « Organ » nous séparant du parc national de « White Sands », que nous voulions visiter, mais qui est toujours fermé. Dommage, mais c’est ainsi. C’est déjà bien de pouvoir progresser. Repos au camping avant d’avancer demain vers l’Arizona. 

Vendredi 15 Mai.

Direction Bisbee, puis Tombstone. Lorsque nous avons préparé notre voyage, le premier tracé ne comprenait pas ces deux villes. Nous devions passer bien plus au nord afin de rallier Grand Canyon directement. C’est sur les bons conseils de P&S, alias Patrick et Stéphanie Baudry que nous avons modifié l’itinéraire. Et malgré les nouvelles adaptations liées au COVID-19, nous n’avons pas touché à ces deux étapes. La route pour rallier le sud de l’Arizona est majoritairement désertique. Encore une fois, nous traversons de vastes plaines, entourées de reliefs. Les « Dust Devils » sont nombreux. Et heureusement, les conditions météo sont favorables. En effet, sur le bord de la route, des panneaux annoncent des tempêtes de sable fréquentes. Ils disent de se garer sur la bande d’arrêt d’urgence, de garder les pieds sur les freins, ceinture attachée, et d’attendre que ça passe, car la visibilité est réduite à zéro.

Bon. Nous tombons dans un bon jour. Nous quittons l’autoroute juste avant la frontière de l’Arizona et partons vers le sud pour rejoindre Bisbee. La petite route est pratiquement déserte, tout comme les environs. Il n’y a pas de réseau. Ça ne donne pas envie de tomber en panne … Fort heureusement, Jay-Cee roule bien et les pneus ne montrent pas de signe de faiblesse. Par contre, les roues grincent de plus en plus. Le freinage est efficace mais ça commence à me mettre le doute. Nous n’en sommes pas à notre première surprise. Et je n’ai pas envie de jouer avec ça, d’autant qu’on va commencer à attaquer des routes dans les montagnes. Il va falloir trouver un endroit pour faire vérifier les freins. Bon … Nous verrons ça ce soir.

Nous passons la frontière. Rien de particulier. De toute façon, il n’y a rien sur les bas côtés. Pas âme qui vive. De temps en temps, nous voyons une maison par ci, un camping car par là. Parfois un hameau. C’est très étonnant de voir la capacité de certains à vivre à l’écart de tout. Sont-ils pour autant moins heureux que les autres ? Allez savoir … Je pense que nous serions très surpris de discuter avec ces gens là, mais malheureusement, nous n’en avons pas l’occasion. Cela faisait partie du projet de notre voyage, mais le virus a changé la donne sur l’approche des gens. Aussi, je vais retirer l’onglet « Ciné Série » du blog. Il était dédié à interviewer le plus de monde possible, et poser une seule question : « pour vous, qu’est ce que le bonheur ? ». Mais les distances sociales, les mesures de précaution sanitaires, et le manque de contact auront eu raison de ce projet.

Bisbee approche. Encore quelques miles. Mais juste avant d’arriver, nous passons devant « Lowell ». Une rue, un lieu-dit au look préservé, dirigé par deux chiens : Blondie et Pebbles. Non, sans blague ! Voyez plutôt.

Après ce bond dans le passé, nous visitons Bisbee. Depuis l’époque où elle était une ville minière d’argent et de cuivre florissante, Bisbee a perdu en taille et en habitants, mais ses quartiers historiques, ses roches ocres, et ses petites maisons blotties au bord de ses falaises nous ont captivé. Peu de monde dans les rues, peu de boutiques ouvertes. Mais énormément de charme ! Dommage que nous ne puissions pas visiter les mines. 

Enfin, nous arrivons à Tombstone (traduire en français : pierre tombale). Fondée en 1879 sous le nom de O.K Corral (Old Kindersley Corral), cette ville dont les mines d’argent ont attiré jusqu’à 15 000 personnes en 1881, a connu un déclin rapide à partir de 1900. Mines épuisées, pas de chemin de fer, eau rare et violences armées sont les facteurs ayant réduit l’essor de Tombstone. Surtout, elle est connue pour la plus célèbre fusillade de la conquête de l’Ouest, entre les frères Earp et les Cowboys Mc Laury entre autres, le 26 Octobre 1881. Quatre contre quatre dans vingt mètres carré, trente coups de feu en l’espace de trente secondes, trois morts. Le site est aujourd’hui encore très visité, et symbolise la lutte de la loi et l’ordre contre les actes de banditisme et de brigandage dans les villes frontalières du vieil Ouest où la police était souvent inefficace ou inexistante. 

Nous sommes en fin de journée, et il n’y a pas grand monde. Nous en profitons pour tourner quelques images afin de monter un petit film publicitaire. Nous reviendrons demain pour visiter un peu mieux le village et « brigander » quelques souvenirs. Pour l’instant nous rejoignons notre camping, à la sortie du village. La journée fut bien longue et nous nous rendons compte que nous avons encore gagné une heure ! Désormais, nous avons neuf heures de décalage avec la France. C’est la bizarrerie de l’Arizona, qui n’applique pas le passage à l’heure d’été. Enfin si, la réserve Navajo l’applique (donc tout le secteur de Monument Valley etc …). Mais Antelope Canyon, qui se situe dans la réserve Navajo, mais qui est très proche de la ville de Page, qui ne se situe pas dans la réserve Navajo, ne l’applique pas. Ils sont fous dans le coin ! Nous, on se fie à l’heure affichée sur le téléphone quand on arrive à accrocher du réseau.

Allez, au dodo, sur le site 49, où repose notre RV, mais uniquement pour la nuit ! 

Samedi 16 Mai.

Nous retournons à Tombstone, et visitons le site du célèbre Gun Fight, ainsi que l’imprimerie d’époque. 

La matinée passée, nous nous arrêtons au cimetière Boothill, à la sortie de la ville. Pourquoi Boothill ? Car ceux qui y sont enterrés sont morts avec leurs bottes. Ambiance ! Assassinat, pendaison, suicide, noyade, erreur de jugement … Le cimetière, ou plutôt les pierres tombales et leurs épitaphes donnent un aperçu de la vie, et de la mort à Tombstone à cette époque.

Les frères Mc Laury, décédés lors du Gunfight de OK Corral sont enterrés ici. Pas très loin, un pauvre homme du nom de George Johnson, pendu par erreur, accusé d’avoir volé un cheval alors qu’il l’avait acheté à une personne sans savoir que cette dernière l’avait volé.

Frank Bowles : « Remember that as you are, so once was I, and as I am, you soon will be. Remember me ». (Rappelez-vous que tel que vous êtes, je l’ai été un jour, et tel que je suis, vous le serez bientôt. Rappelez-vous de moi).

Après cette visite peu commune et donnant goût à la vie, nous prenons la route pour l’Ouest de Tucson. Nous avons réservé dans un camping de parc d’état (State Park Campground). Nous avons accès à l’électricité et c’est tout (ce qui est déjà beaucoup en fait, surtout lorsqu’il fait 38°c à l’ombre au milieu des cactus). La climatisation tourne à plein régime, mais n’est pas super efficace, et elle sent énormément. J’imagine que Wayne ne l’a jamais entretenue. Bon. En plus des freins, nous ferons vérifier la clim, car tout le monde commence à éternuer, à la manière des crises allergiques. 

Le site du camping, situé au parc de Saguaro, est magnifique. Nous sommes perdus dans la nature sauvage et aride, et nous n’avons franchement pas trop envie de nous aventurer au milieu des gigantesques cactus. En effet, une affiche à l’entrée nous avertit de la présence officielle de crotales dans le coin. Comme ça, nous faisons d’une pierre deux coups, nous respectons une autre affiche qui demande de ne pas nourrir les animaux sauvages.

Le coin est fantastique. Il n’y a pas de bruit. Très peu de voisins. Le soleil commence à tomber sur la scène. Le vert des cactus prend une robe plus ambrée. La chaleur étouffante laisse progressivement place à quelques courants d’air plus respirables. Au loin, des coyotes entament une sérénade peu rassurante. Vénus fait son apparition. Précurseuse, solitaire et étincelante. Les poussières de lumières sont jetées dans le noir naissant, et habillent tranquillement le tableau de notre soirée. Une invitée surprise nous salue. La station spatiale internationale passe au-dessus de nos têtes, avec une puissance lumineuse que nous n’avions jamais vue jusque là. Impressionnant. Le dépaysement est total. C’est magique. C’est typiquement ça, l’Ouest Américain ! Ces paysages inconnus que nous sommes venus chercher.

Dimanche 17 Mai.

Nous partons en fin de matinée. La chaleur est déjà bien présente. Le prochain camping se situe de l’autre côté de Tucson, au parc d’état de Catalina. Il n’y a pas beaucoup de route à faire, et il n’y a pas de point d’eau au camping. Nous passons donc par un autre camping dans Tucson, pour aller nous rafraîchir dans une piscine. Nous y passons quelques heures avant de rejoindre notre emplacement pour la nuit. Encore une fois, nous ne sommes pas ennuyés par le voisinage. A peine le temps d’arrêter Jay-Cee, et nous voyons de nombreux petits animaux courir autour de nous. Il s’agit d’écureuils de terre. Ils sont super mignons. On tente de les approcher mais ils sont très craintifs. C’est aux jumelles que nous les voyons le mieux.

Passé ce moment de détente, nous souhaitons emprunter un sentier censé nous conduire à un point de vue donnant sur la montagne. Nous faisons quelques mètres et croisons un homme qui nous demande où nous allons. Il nous indique alors que sur le sentier que nous devons emprunter, il a vu bon nombre de crotales sur les bords, et qu’il faut se méfier. Allez, bonne soirée ! Et il s’en va … On prend notre courage à deux mains, Valou prend toutes les mains restantes, et nous arpentons malgré tout le sentier, à une allure tranquille, armés d’un gros bâton et en tapant des pieds afin de faire des vibrations dans le sol. Le stress est palpable. Quelle histoire pour un point de vue ! Nous arrivons au bout de dix minutes sur une route goudronnée, sans avoir croisé le moindre serpent à sonnette. Le sentier continue de l’autre côté de la route. Mais c’en est trop. Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Après tout, nous sommes là pour prendre du plaisir, pas pour marcher la peur au ventre. Nous faisons donc tout le tour du parc par la route et retrouvons notre RV. 

Lundi 18 Mai.

Direction Phoenix. Plus précisément le parc d’état « Lost Dutchman ». Situé au pied des « Superstition Mountain » il doit son nom à un allemand (oui oui, pas à un hollandais) qui, selon la légende, aurait mit la main sur une mine d’or, dont il garda la position secrète jusqu’à sa mort. Aujourd’hui, cela reste la mine perdue la plus célèbre aux Etats-Unis, malgré le spectre de la malédiction planant au-dessus de son trésor. Beaucoup de personnes partent à sa recherche chaque année, et certains y laissent la vie, parfois dans d’étranges circonstances. Depuis le début du XXè siècle, des dizaines de personnes ont disparu, ou ont été retrouvées mortes dans les montagnes de la superstition. Nous n’irons pas jusqu’à nous aventurer dans les montagnes, mais simplement passer la nuit au pied du célèbre rocher surplombant le parc, lui même orné des magnifiques cactus Saguaro. 

Nous arrivons devant le parc en tout début d’après-midi, mais avant de nous y poser, nous continuons notre route pour nous arrêter à « Canyon Lake », plus au nord. Une baignade ne sera pas de refus, tant la chaleur est écrasante. Mais celle-ci se mérite. C’est la première fois que nous prenons des routes aussi escarpées. Il faut (enfin ?) penser à la longueur de Jay-Cee avant de prendre un virage et veiller à ce que l’arrière ne vienne pas frotter la falaise. Nous roulons à 20 miles à l’heure en moyenne (30 km/h) et constituons un joli bouchon derrière nous. A l’arrivée, la vue est impressionnante. Le lac est entouré de montagnes sèches. Le bleu tranche net avec le marron. Nous avons un peu de mal à trouver une place de parking, mais nous y parvenons. Nous mettons en route le groupe électrogène pour mettre la clim le temps de préparer les sandwichs. Il démarre mais ne reste pas en marche plus de deux minutes. Je règle le débit du carburateur (il y a un potentiomètre pour cela, en fonction de l’altitude à laquelle on se trouve) mais rien n’y fait. Il ne veut rien savoir. Mince ! Nous en aurons besoin dans peu de temps, lorsque nous serons perchés dans les montagnes de Grand Canyon, au milieu de la nature avec des températures approchant le zéro. Encore une chose à faire vérifier au garage. Nous verrons ça demain …

Un pique-nique (sans barbecue) au bord de l’eau plus tard, nous admirons de nouveau tout l’attirail qu’est capable d’amener un américain pour manger quelques saucisses ou quelques burgers. Nous digérons en faisant trempette. Luka joue avec un alligator et le tire par la queue. 

Non, sérieusement … Un sacré bon bout de bois trouvé par notre crocodile Dundee, mais l’effet est réaliste. 

Nous repartons vers Lost Dutchman, mais nous avons aperçu un petit village fantôme juste avant d’y arriver. Nous dépassons donc une nouvelle fois notre camping et allons visiter « Goldfield Ghost Town », qui est juste à côté. Ville fondée à la fin du XIXè siècle, elle aussi pour son exploitation minière, à base de pépites d’or. Elle n’a pas été longtemps peuplée et est devenue fantôme en 1920. Ceci dit, le village que nous visitons est reconstitué entièrement. Pas vraiment de site historique, mais le décor reste sympa. Surtout, nous ne croisons que deux personnes puis nous nous retrouvons seuls, entièrement seuls, dans ces rues désertes, ce qui amène quand même une atmosphère particulière. 

Pas de duel cette fois ci. Ni de Duvel. Mais il nous reste quelques bières IPA que nous allons percuter au pied des montagnes de la superstition, enfin garés pour la nuit. Toujours très peu voire quasiment pas de voisinage. Nous laissons le soleil tirer le rideau sur cette belle journée, en contemplant une nouvelle fois les cactus depuis notre fenêtre.

Mardi 19 Mai.

Lever aux aurores. Nous avons rendez-vous à 8h chez « La Mesa RV » pour faire inspecter notre camping car. Sur la carte, ça n’a pas l’air trop loin, mais en fait, Phoenix est gigantesque (50 x 70 Km). Il faut donc partir à 7h15 de notre emplacement. Nous arrivons sans encombre et laissons Jay-Cee entre des mains expertes. Tout y passe : Check des freins (qui finalement vont très bien), climatisation (qui est complètement dégueulasse donc à nettoyer entièrement), groupe électrogène (il faut changer le carburateur) … Pour le repas, enfin, si l’on peut dire, on commande chez Uber Eats car il n’y a rien à côté du garage. Notre véhicule nous est restitué à 2 pm. Enfin … Le principal, c’est qu’il roule, et qu’il roule bien ! 

Nous reprenons la route vers Prescott, au nord-ouest de Phoenix, dans les hauteurs. (Nous passons de 1000 à 5500 pieds sur le trajet, soit de 300m à 1600m). Jay-Cee ronronne, les freins couinent toujours, mais je n’ai plus -trop- d’appréhension. En tous cas, il grimpe parfaitement les côtes. J’utilise le mode « tractage » appelé « Tow Haul » qui permet de tirer les rapports en montée, et en descente, de rester au frein moteur, pour éviter de freiner trop souvent. C’est super efficace, mais le moteur chante ! On arrive à Prescott en milieu d’après-midi. La fraîcheur est au rendez-vous. Une vingtaine de degrés pas plus et pas mal de vent. C’est quand même deux fois moins que la veille. J’ai repéré un sentier pour une ballade vers Watson Lake, à environ quinze minutes de marche. Nous partons explorer le coin. La ballade est superbe. Il n’y a pas grand monde, et le lac est magnifique. Certains endroits nous rappellent le sentier des douaniers à Perros-Guirec. Les rochers sont semblables. Le site est majestueux. Les garçons sont comme des chèvres, à grimper partout, et nous, nous flippons, surtout ! Mais tout se passe bien. Nous restons un moment dans un endroit très sympathique. Je fais voler le drone avec une petite frayeur de batterie au dessus de l’eau. Puis nous arpentons le chemin du retour. Nous nous mettons bien au chaud avant de prendre la route de « Dead Horse State Park » demain. 

Mercredi 20 Mai.

Nous sommes prêts au départ. Nous sommes sur le point de quitter le camping mais nous nous arrêtons au bord de la route qui le longe. Aujourd’hui, nous devons rejoindre Cottonwood, mais je me tâte sur l’itinéraire. Passer par la montagne et ses superbes paysages, ou assurer le coup mais faire un gros détour ? Je me renseigne auprès d’une personne locale dans le camping. Il me dit que la route montagneuse n’est pas évidente, assez impressionnante, mais pas impossible. Le mieux pour être sur, c’est de contourner par le sud. OK. Nous choisissons la montagne ! Et nous ne regrettons pas. C’est une vraie bonne route de montagne. Bien sinueuse, avec des virages en épingle, des côtes avec de forts pourcentages et des vues splendides sur la vallée. Mais Jay-Cee s’en sort à merveille.

Nous passons par Jerome, une autre ville minière connue pour sa production de cuivre à la fin du XIXè siècle. Cette cité, nichée à flanc de montagne, doit son nom à Eugene Murray Jerome, avocat et cousin de la mère de Winston Churchill, qui possédait les droits d’extraction à cet endroit. Mais il n’y mit jamais les pieds. Jerome connut un essor considérable grâce à ses mines, son cortège de maison de jeux et son réseau de prostitution. Aujourd’hui, elle est une importante destination touristique. La ville fantôme subsiste toujours dans les hauteurs. Nous allons y jeter un oeil curieux, mais le site est partiellement ouvert.

Sans nous attarder, nous redescendons la montagne en direction de « Dead Horse State Park », et prenons nos marques dans ce parc en pleine nature. Les garçons s’y font des copains et nous laissent quelques moments de répit fort appréciables ! Je m’adonne à quelques activités informatiques, pendant que Valou part explorer les environs en jogging.  

Jeudi 21 Mai. 

C’est reparti pour un tour. Pas le temps de souffler. Nous revoilà sur la route. Il y a toujours une heure de « check out » à respecter, comme pour les hôtels, et la plupart du temps, c’est 11 am. Parfois, 10 am ou 12 am. Si on dépasse, c’est une nuit de plus facturée. Pour l’instant, on n’a jamais joué avec l’heure de départ. Nous sommes donc en direction de Sedona. Le trajet est assez cool. Pas de col à franchir. La route est agréable. Nous arrivons à Sedona et là, c’est la stupéfaction. Le décor est grandiose ! Surement un des plus beaux endroits que nous ayons vu jusqu’ici. Des montagnes ocres, anarchiquement déchirées, entourent une vallée merveilleusement entretenue. C’est somptueux. Vraiment. Au volant, je ne cesse de lancer des « Bah Bah Bah … ». Valou me rejoint, dans son style. Les garçons dans le leur, bien que moins sensibles au décor.

Arrivés au camping, nous jouissons d’une place parfaite, avec un accès direct à la rivière. Calme et tranquilité. Que demander de plus… 

L’après-midi passe rapidement. Vers 5 pm, nous allons explorer les environs à pied, avec une température plus clémente. Nous grimpons par la route et rejoignons un sentier. Encore une fois, le décor est splendide. Le soleil couchant donne ses directives aux reliefs environnants, concernant les habits à revêtir. Nous profitons du lieu, puis redescendons au pas de course, à la file indienne, jusqu’au camping. Nous avons essayé de prolonger notre séjour d’une nuit, car nous nous sentions bien ici, mais le camping était complet. Tant pis… Mais finalement, tant mieux ! Après quelques recherches sur internet, nous nous apercevons que le site de « Meteor Crater » vient de rouvrir. Nous devions y passer initialement. Alors demain, nous changerons nos plans, et irons là-bas avant de rebrousser chemin sur le Grand Canyon. 

Vendredi 22 Mai. 

Nous quittons Sedona, presque à contrecoeur. Ce lieu mérite vraiment que l’on s’y attarde. Mais nous avons pris d’autres engagements. Alors direction Meteor Crater, dans les plaines de l’Arizona. Le parcours est bluffant de diversité. Peu après Sedona, nous parcourons un canyon somptueux, longeant une rivière, puis montons en forêt. Nous redescendons puis prenons la direction de l’est (ça faisait longtemps …). Les arbres meurent peu à peu, laissant l’horizon devenir le seul et unique point de repère. Interminable droite séparant les champs de cailloux du ciel immaculé. Plus rien ne semble bouger. Sauf Jay-Cee ! Le vent se joint au programme, véritable Mistral local. Il souffle perpendiculairement à notre route. La conduite est délicate, pour ne pas dire difficile. Le volant a un peu de jeu. Ça ne se ressent presque pas d’habitude, mais là … Je dois tenir le volant « dans le vent », mais dès que ce dernier décide d’envoyer une rafale, ou de réduire sa force, le braquage n’est plus bon. Il faut compenser rapidement. Et rouler à vitesse réduite n’apporte pas beaucoup plus de sérénité. Nous nous faisons doubler par de nombreux camions (qui aux USA ne sont pas limités à 100 ou 110 km/h). Dès qu’ils nous doublent, nous nous faisons pousser vers la droite, puis dès qu’ils sont passés, le vent reprend ses droits. Il faut vraiment jongler. Très franchement, ça prend beaucoup d’énergie. Et je ne suis pas mécontent d’arriver enfin sur le parking de Meteor Crater. 

Quelle visite ! Ça met des frissons ! Le cratère provoqué par l’impact d’une météorite de 50 mètres de diamètre il y a 50 000 ans est impressionnant.

Le cratère mesure environ 1300 mètres de diamètre. Presque 200 mètres de profondeur. L’énergie dégagée par l’impact est considérée comme 150 fois plus puissante que la bombe d’Hiroshima. 175 millions de tonnes de roche furent éjectées du sol. Dans un rayon de quinze à vingt kilomètres, une onde de choc se déplaçant à la vitesse de 2000 km/h a tout balayé sur son passage.

Nous contemplons les lieux avec un profond respect pour la nature, et pour la vie. Dire que tout peut basculer, à une vitesse inimaginable. Waw. Que d’émotions … 

Nous devons prendre la route dans le sens inverse pour revenir au nord de Flagstaff. Le vent a pris du coffre. Il montre de sérieuses dispositions. Il faudra faire avec. L’heure de route pour rejoindre Flagstaff est épuisante. Mais enfin nous y sommes. Enfin … Presque. Ce soir, nous avons prévu de nous approcher « au plus près » de Grand Canyon, et de dormir en pleine nature. On ne peut plus utiliser le camping du parc, et ceux situés en amont sont finalement assez loin. Alors direction la montagne. Encore une bonne heure de route. Nous suivons le GPS et rentrons sur une route en terre. Après cinq minutes, nous arrivons à destination, mais notre « spot » est déjà occupé. Nous poursuivons sur le sentier, et trouvons un chemin un peu plus loin. Bingo ! Voilà un endroit parfait pour la nuit. Loin de tout. Perchés à 2500 mètres d’altitude. Avec un vent toujours bien présent. Je me tâte à faire voler le drone. Mais l’envie prend le dessus. Et je le « crashe » stupidement sur un arbre à cause d’une belle rafale de vent. Du coup, on se tâte à faire un feu. Mais l’envie prend également le dessus, avec toutes les précautions que nous pouvons prendre. On se dit que ce serait pas mal d’avoir des marshmallows. Mais ce sera pour la prochaine fois.

Pour l’instant, on utilise la génératrice et son carburateur tout neuf pour faire fonctionner le micro-onde, histoire de faire éclater quelques grains de maïs à l’américaine. Et on règle le thermostat du chauffage sur 70 (Farenheit) pour la nuit. Demain, nous allons à Grand Canyon. L’entrée sud est ouverte juste pour ce week-end. C’est la date que nous visions. Sans savoir que l’ouverture serait temporaire, juste pour 2 jours. C’est un coup de bol, et nous sommes comblés.

Samedi 23 Mai. 

On ouvre les yeux à huit heures, sans l’aide du réveil. Je prends mon téléphone et regarde par curiosité les dernières infos sur Grand Canyon. Et il y en a une, capitale, qui m’a échappé : le parc ouvre ses portes de 4 am à 10 am. Après 10 am, il est possible de rester jusqu’au crépuscule, mais plus possible de rentrer. Branle-bas de combat !  Nous sommes à plus d’une heure de route. Il faut partir au plus vite si nous voulons passer avant la fermeture. La route est relativement rectiligne et je me permets de dépasser légèrement la vitesse autorisée. Mais je ne fais rien d’extraordinaire non plus. J’ai quand même 6,5 tonnes à propulser sous la pédale. Et puis si nous loupons l’horaire, nous reviendrons demain. Malgré tout, on se présente à 9.45 am à l’entrée. Je souhaite acheter un Pass mais le ranger me dit qu’ils ne vendent rien aujourd’hui. Pas même le ticket d’entrée. Il faut l’acheter par internet, bien que nous soyons déjà entrés gratuitement. Ici, la confiance règne ! Il nous donne la carte du parc et nous souhaite une belle journée. Excellent ! Nous verrons plus tard pour le ticket … En fait, nous souhaitons acheter le Pass « America the Beautiful » qui coûte $ 80 et qui est valable un an pour une voiture dans l’ensemble des parcs nationaux. Et ça, c’est une sacré affaire, quand on sait que l’accès pour un parc coûte en moyenne $ 35 la journée. Bref.

Nous faisons quelques parking avant de trouver une place adéquate pour notre maison roulante, puis nous nous dirigeons directement vers le point de vue « Mather Point ». C’est à couper le souffle. Le site est grandiose. Imposant. Majestueux. On se sent immensément petit, accoudé à la barrière nous séparant des 1 300 mètres de falaise. D’ailleurs, les barrières ne sont pas légion dans le parc et il n’est pas rare de longer le vide à quelques mètres en se baladant sur le sentier reliant Grand Canyon Village. Le stress est présent toute la journée, avec les garçons. Il ne faut pas relâcher la surveillance une seule seconde.

A flanc de falaise, ils trouvent un écureuil pas farouche du tout, et commencent à le nourrir avec de petites pignes de pin fraîchement cueillies. Après coup, nous tomberons sur un panneau interdisant de nourrir les animaux sauvages, particulièrement les écureuils, car ils sont la cause de nombreuses coupures au doigts. D’ailleurs, on peut recevoir une amende, voire même être emprisonné. C’est en tous cas ce que dit le panneau. On ne badine pas avec la sécurité ! J’imagine quand même assez mal la tête du gars qui arrive en prison et doit expliquer aux autres la raison pour laquelle il est là … Enfin bon. Les garçons s’y prennent bien à priori, car ils ne sont pas mordus. Nous observons leurs yeux et leurs rires de satisfaction. L’école de la nature leur procure de la joie. Et nous, ça nous rend heureux !

Je détourne le regard pour contempler encore ce qui m’entoure, et voilà que le vertige m’envahit. Je déteste ça. Oui, j’ai le vertige. Je l’ai toujours eu. Par contre, jamais en avion. Bien au contraire, je m’y suis toujours senti serein. Alors je me fais violence tant la beauté du lieu mérite d’être scrutée sous tous les angles. Nous faisons quelques photos au « plus près » du canyon. Mais sans prendre de risques.

Certaines personnes s’aventurent sur les rochers, histoire d’être au plus près du précipice, et prendre un selfie mémorable. Certains y laissent même la vie. La bêtise humaine. Là, c’est vraiment la sélection naturelle. Environ dix personnes par an décèdent au Grand Canyon, mais les chutes ne sont pas au sommet des statistiques. Je cite le passage d’un article qui m’a fait « sourire », non par le fond, mais par la forme : chutes, crues soudaines, noyades, orages, serpents, suicides, meurtres … Il existe autant de façons de mourir dans le Grand Canyon que de filtres Instagram. Voilà pour l’anecdote macabre. Mais ce n’est pas ce qui caractérise le mieux cet endroit magique. Il y a quand même environ six millions de personnes qui viennent visiter le parc chaque année. C’est un des lieux les plus photographiés au monde, reconnu patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1979. Des roches de plus d’1,5 milliard d’années se situent au bas du canyon, alors que ce dernier ne date que de six millions d’années. Une pacotille. Le fleuve Colorado, qui y a sculpté son oeuvre au fil du temps, arrache à la roche l’épaisseur d’une feuille de papier chaque année.

Laisser le temps au temps. Vivre sans se presser. Le Grand Canyon est une source d’inspiration, de respect et d’humilité. Nous repartons vers le sud en ancrant ces valeurs, renforcées par la beauté des Wapitis que nous croisons sur le bord de la route.

Nous méditons cette journée dans un camping situé à quelques miles au nord de Williams, ville historique placée sur le tracé de la célèbre Route 66. Les garçons se défoulent (encore) avec des voitures à pédales. D’autres images nous attendent demain. Moins portées sur la nature, plus humaines, mais toujours enrichissantes.  

Dimanche 24 Mai.

Nous prenons le temps aujourd’hui. Grasse matinée obligatoire après une nuit passée à écouter le moteur de la génératrice d’un RV environnant. Ce qui est pourtant interdit après 10 pm. Il devait avoir un souci d’électricité, ce qu’on peut largement comprendre vu ce qu’on a vécu. Et l’électricité, il en faut pour faire fonctionner les ventilateurs qui diffusent l’air du chauffage, lui même « fabriqué » grâce au propane de bord. Enfin bon, passons … 

Nous partons dans l’après-midi pour visiter Williams. Cette ville est restée dans l’histoire comme étant la dernière traversée par la Route 66. Ce n’est qu’en 1984 que l’interstate 40 a été ouverte dans la section desservant Williams et l’année suivante, la Route 66 a été définitivement déclassée. Et vu la proximité de la ville avec Grand Canyon, c’est une étape touristique importante. Il y donc un peu de monde en ville, et le port du masque est obligatoire. Nous n’oublions pas que le virus rode toujours. Et c’est une des premières localités où nous côtoyons de nouveau les gens.

Nous faisons quelques emplettes souvenir. Puis nous allons manger dans un « Diner » typique. Nous faisons même la fermeture, à 8 pm. Oui, on mange très tôt ici.

Nous rentrons au camping pour une dernière nuit avant le départ vers Lake Powell. Je profite de cette soirée pour trouver les musiques et les sons dont j’ai besoin pour le montage du film sur Tombstone. Mais pas de wi-fi dans le RV. On ne le capte que sur la terrasse de l’office. Pourtant bien équipé, je finis mes recherches à 11 pm, quasiment glacé. Il faut dire que nous sommes encore à 2 100 mètres d’altitude. Demain, ça devrait aller mieux. Le nord de l’Arizona est bien plus bas.

Lundi 25 Mai. 

C’est le dernier jour de ce week-end prolongé. En effet, le dernier lundi du mois de mai est un jour férié aux USA. C’est le « Memorial Day ». Les USA rendent hommage à tous leurs militaires, de toutes armes, morts au combat, sans que cela ne corresponde à une date particulière de l’histoire. Simplement remercier ceux qui donnent sans compter. Ceux qui -pour paraphraser des précédents leaders de la PAF- se privent de leurs libertés pour que nous puissions vivre les nôtres. Belle initiative. 

Nous empruntons une dernière fois un petit bout de la Route 66, et repassons par Flagstaff.

De là, nous prenons plein nord, en direction de Page. Dernière ville avant de quitter l’état, et changer d’heure à nouveau. La route est désertique, de plus en plus désertique. Plus aucune touche de vert à l’horizon. Et nous descendons tranquillement en altitude. Après quelques heures de conduite plutôt monotones, nous arrivons à « Horseshoe Bend ». Le célèbre bras de rivière du Colorado, que nous avions survolé en 2017. Je l’avais vu passer tel un éclair dans mes rétines, durant un vol où les turbulences se succédaient. Beau symbole que de repasser ici, en repensant aux années de service, en ce jour de mémoire. Là, après quinze minutes de marche sous un soleil de plomb, nous arrivons sur le site, à 1 300 mètres d’altitude. Le Colorado, lui, se situe 300 mètres plus bas. C’est magnifique. Nous prenons largement le temps de graver le lieu dans nos rétines bien moins sollicitées. C’est, comme au Grand Canyon, vertigineux, mais tellement beau !

Nous reprenons la route pour aller au bord du Lake Powell, dans un « camping sauvage autorisé ». C’est une plage sur laquelle nous pouvons camper, moyennant $ 14 la nuit. Nous virons à droite pour avaler les deux derniers miles nous séparant de ce lieu idyllique. Et nous tombons sur des barrières. Closed ! Fermé pour cause de Covid-19 jusqu’à nouvel ordre. Pfffffff. S’il y a bien un lieu pour lequel je ne m’étais pas inquiété, c’est celui là. Je ne comprends pas. Nous ne comprenons pas. Dégoutés. Nous devions passer deux nuits ici, au bord du lac, à contempler les étoiles le soir, et profiter de ne pas avoir de voisins … Nous rebroussons chemin et allons dans un camping proche du lac. Complet. Il ne reste plus qu’un seul endroit autorisé pour passer la nuit, un camping dans la ville de Page. Il y reste de la place, alors nous prenons une nuit. Nous essaierons demain matin d’avoir une place pour le camping près du lac. Car ici, c’est bien, mais c’est loin de ce qu’on avait prévu et imaginé.

Mardi 26 Mai.

Coup de fil au camping du lac. Complet. Grrrr. Nous devons rester ici une nuit de plus. Nous laissons passer quelques heures, car il fait vraiment très chaud dehors. Nous nous occupons du retour en France, car plus ça avance, et plus l’incertitude liée au vol retour avec la compagnie Corsair augmente. Le vol du 28 juillet Miami-Paris que nous avions commandé en 2019 n’existe plus. Ils nous ont basculé automatiquement sur le vol du 29 juillet. Problème, nos VISA ne nous autorisent pas à rester jusque là. Ils s’arrêtent le 28. Nous souhaitons changer nos billets pour un vol existant le 27 juillet. En plus, sur leur site, ils mentionnent des dates de reprise des vols, pour toutes leurs destinations, sauf pour Miami. Nous essayons de les joindre avec le numéro international. Mais ce dernier est un répondeur qui demande de composer le 3917 depuis la France. Bien bien bien … Efficace comme SAV. J’ai mis Cyril, mon frère, sur le coup. Il tente de nombreuses fois de les appeler et à chaque fois qu’il commence à réclamer un changement de vol, la communication coupe. Il arrive malgré tout à trouver un numéro que nous pouvons appeler depuis les USA. Merci mon frère ! Après de multiples appels, et de multiples coupures, nous finissons par avoir une vraie conversation avec une personne qui nous annonce qu’il y a un supplément d’environ 1 000 € pour changer nos billets, alors qu’ils sont modifiables et remboursables. Je comprends que ce soit dur pour la compagnie à l’issue de la crise sanitaire, mais là, c’est se moquer du client. Le temps de réfléchir à leur proposition, la communication coupe à nouveau. Et ainsi de suite. Agaçant ! Enervant ! Du coup, nous cherchons à savoir si nous pouvons rester un jour de plus aux USA. Après quelques appels aux services des douanes américaines, à la frontière aéroportuaire de Miami, puis aux services de l’immigration, nous n’avançons pas. Nous nous renseignons auprès de quelques amis travaillant ici. Ils nous disent que pour une journée, ce n’est pas grave. On peut partir le 29 sans encombre. Bon. Nous faisons confiance et arrêtons d’appeler Corsair. Nous ferons comme ça, si toutefois ils reprennent les vols.

Il faut s’aérer la tête. Nous partons au lac en fin d’après-midi.

Grosse envie de baignade, mais elle est vite freinée par les flaques d’essence qui flottent en surface. De nombreux bateaux sillonnent le lac, et ils y laissent leur trace. Ça casse un peu le mythe du lieu. Mais nous passons malgré tout un super moment, isolés sur la plage, en attendant le coucher du soleil.

D’ailleurs, nous prenons en photo un phénomène que nous n’avions jamais vu jusqu’ici. Le ciel est séparé, coupé par une ligne oblique, détachant les couleurs. C’est assez singulier et très bizarre. Après quelques recherches, ce phénomène s’explique par le fait que les rayons du soleil sont partiellement « bloqués » par des nuages en amont, créant cette séparation virtuelle. Etonnant tout de même. 

Retour au camping. Je rebranche Jay-Cee. D’abord notre tuyau d’eau, que j’avais laissé sur place, puis je veux faire de même pour le tuyau de vidange. Surprise. Il n’est plus là. Quelqu’un a pris notre tuyau d’égout. C’est dégueulasse ! Le tuyau ! Et le geste ! Et l’office est fermé. Demain matin, nous règlerons ça ! Pour l’instant, on prépare les grillades, et les bâtons pour les marshmallows. Les barbecues au charbon sont autorisés, mais les feux de bois non. Alors nous mixons un peu les règles, en faisant un petit feu de bois dans le barbecue. Qu’ils ne viennent pas nous dire quelque chose !

Rendez-vous demain matin à l’office. Nous avons besoin d’un tuyau avant de débarquer dans l’Utah. Que ce superbe passage dans l’Arizona ne se finisse pas en eau de boudin …

#roadtrip USA

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2 commentaires

  1. Merci beaucoup Will pour ce magnifique reportage.
    On est heureux de vous savoir à fond dans votre aventure familiale.
    Le texte et les photos sont sublimes. Celle de l’ écureuil devant le grand canyon est un chef d’œuvre. Vos portraits OK Corral sont ultra mytho !!
    J’adore également le débardeur « Meteor Crater » de Valou !
    De notre côté nous avons dû malheureusement annuler notre départ et la location du RV …ainsi que notre « remariage » à Las Vegas….Camille avait pourtant déjà bien peaufiné nos tenues pour le jour J.
    Snif…..vos reportages nous donnaient encore plus envie de partir !
    On retentera l’année prochaine probablement …..si j’arrive un jour à avoir des vacances. Là je vais sur 11 mois d’affilé sans le moindre jour de perms…même pas le jour de Noël ! Je comprends bien quand tu dis : « Ceux qui se privent de leurs libertés pour que nous puissions vivre les nôtres » !! Mais c’est mon choix et je ne le regrette pas.
    La bise à vous 4. Profitez à fond !
    Prenez soin du RV, les chaleurs arrivent !
    Les Quems

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  2. Encore un reportage passionnant!!
    Que ce soit l’histoire que nous apprenons et vivons à travers vos yeux, vos photos magnifiques et vos anecdotes!!
    Pleins de bisous des Aglaée’s

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